FAQ

Le Réseau Hydrographique Wallon (RHW) donne une bonne source d'information pour localiser le cours d'eau.
Si vous rencontrez des difficultés pour consulter la carte du réseau hydrographique wallon, contactez info@protecteau.be ou contactez la Direction des Cours d'Eau Non Navigables (DCENN) du SPW ou encore le Contrat de rivière de votre région.
*3 mètres pour les pulvérisations non dirigées verticalement vers le sol (ex : arboriculture / houblon)

La réglementation sur les zones tampon (l'AGW du 11/07/2013) n'impose pas d'enherbement.
Toutefois : Depuis le 1er octobre 2021, lorsqu'une terre de culture borde un cours d'eau, un couvert végétal permanent, composé de végétation ligneuse et/ou herbacée, doit être respecté sur une largeur de six mètres à partir de la crête de la berge. (Source : Décret du 2 mai 2019 relatif à la protection de la ressource en eau)

  1. Cette obligation ne concerne pas les parcelles exploitées en agriculture biologique ou en conversion bio.
  2. L’autorité fédérale peut imposer, pour certains produits, l’enherbement de la zone tampon (ex : zone tampon de 20 m enherbé le long des eaux de surface pour les produits à base de terbuthylazine).

Pour plus d’information, consultez le document « FAQ bande enherbée pour produits phytopharmaceutiques à base de terbuthylazine » sur www.phytoweb.be.

Les zones tampon minimales (mesure régionale) doivent être respectées en tout temps, que de l’eau soit présente ou non au moment de la pulvérisation.
Les zones tampon spécifiques, mentionnées dans l’acte d’agréation et sur l’étiquette des produits phyto, (mesure fédérale) doivent être respectées uniquement lorsque de l’eau est présente en surface au moment de la pulvérisation.

Le long d’une partie de prairies inondées, il faut respecter une zone tampon minimale de 6 mètres et la zone tampon spécifique indiquée sur l’étiquette du produit appliqué.
Aucune zone tampon ne doit être respectée le long d’une prairie inondable, s’il n’y a pas d’eau dans la prairie au moment du traitement. 
Aucune zone tampon ne doit être respectée le long des cuvettes d’eau temporaires dans un champ : pas de ZT, mais on ne pulvérise pas sur la cuvette d’eau.

C'est toujours la réalité de terrain qui prévaut sur l'information cartographique (Réseau Hydrographique Wallon (RHW)). Si le cours d'eau n'est pas présent ou pas visible en surface (ex: cours d'eau canalisé enterré), il ne faut pas respecter de zone tampon.

Oui. Toutefois, pour que les haies anti-dérive soient prises en compte en tant que mesure d'atténuation de la dérive, elles doivent être combinées avec d'autres mesures de réduction de la dérive, dont l'efficacité est d'au moins 75%.

Elles doivent également répondre aux caractéristiques suivantes :

  • Hauteur : minimum 1,5 mètre.
  • La haie est considérée comme faisant partie de la parcelle cultivée.
  • La haie doit être composée d'arbres ou d'arbustes feuillus.
  • La haie doit être continue. Elle ne peut pas être composée de plusieurs tronçons.
  • La haie ne doit présenter aucun trou (par exemple, suite à l'élagage des branches basses).
  • Pour bénéficier du pourcentage anti-dérive "avec feuilles", le feuillage doit être présent sur toute la longueur de la haie.
  • La haie doit être présente sur tout le périmètre de la parcelle, SAUF si elle n'est utilisée comme moyen anti-dérive que pour protéger les eaux de surface et non pas pour protéger les organismes non-ciblés en bord de champ.
  • La distance entre la haie et l'eau de surface doit tenir compte de la législation locale.

Oui mais il faut respecter les conditions cumulatives suivantes :

  • Le traitement doit être limité et localisé ;
  • Le traitement doit être réalisé au moyen d'un pulvérisateur à lance ou à dos, par injection, par humectation ou par badigeonnage.
  • Le traitement ne peut être réalisé que contre certains chardons (lanceolatum, arvense, crispus), Rumex (obtusifolius, crispus) et contre les plantes exotiques envahissantes.
  • Lors des traitements localisés réalisés avec un pulvérisateur à lance oui à dos, la « zone tampon » étiquette mentionnée sur le produit appliqué doit être respectée
  • Le 1er mètre de zone tampon ne peut jamais être traité en localisé au moyen d’un pulvérisateur à lance ou à dos.

Oui, pour plus d’information consultez natagriwal.be

1. Accédez à Phytoweb via l’adresse www.phytoweb.be ;
2. Sélectionnez votre langue (FR) dans le coin supérieur droit de la page d’accueil ;
3. Sur la page d’accueil, cliquez soit sur l’onglet « Produits phytopharmaceutiques » puis « Consulter autorisation », soit sur « Phytoprotection : consulter autorisation » ;
4. Cliquez ensuite sur « Nom ou numéro du produit » ;
5. Indiquez le nom du produit commercial ou le n° d’autorisation (ex : XXXXP/B) et cliquez ensuite sur « Rechercher autorisations » ;
6. Cliquez sur le nom du produit pour arriver sur la page reprenant l’information recherchée.


DANS LES INFORMATIONS GÉNÉRALES, se trouvent les éléments suivants :

  • N° d’autorisation
  • Composition du produit
  • Type de formulation
  • Nature du produit (herbicide/fongicide/insecticide/…)
  • « Autres mentions » : Il s’agit d’une liste de mentions parmi lesquelles peuvent se trouver les mentions Spe3 qui annoncent des mesures de réduction du risque de type « zone tampon », « % minimum de réduction de la dérive »
    • Mention SPe3 : Pour protéger les organismes aquatiques, respecter une zone non traitée par rapport aux points d’eau (voir mesures de réduction du risque) ;
    • Mention SPe3 : Pour protéger les plantes non-ciblées et/ou les arthropodes/insectes non-ciblés appliquer obligatoirement un pourcentage minimum de réduction de la dérive (voir mesures de réduction du risque) ;
  • « Remarque générale » : Il s’agit d’informations diverses parmi lesquelles peut se trouver l’obligation de respecter une bande enherbée de X mètres de large par rapport aux eaux de surface.

DANS LES INFORMATIONS PAR CULTURE, se trouvent les éléments suivants :

  • Délai avant récolte
  • Stade d’application
  • Mesures de réduction du risque (Largeur de zone tampon et mesure supplémentaire de réduction de la dérive)
  • Ce contre quoi le produit peut être utilisé
  • Dose

Le mode d’emploi complet de Phytoweb, réalisé par le Comité régional PHYTO, est disponible sur www.crphyto.be.

Le refus survient généralement dans deux cas de montage non conformes :

1. Buses montées tous les 50 cm seulement (un porte-buse sur deux resté vide). Dans ce cas, l'appareil est automatiquement reclassé en « pulvérisateur classique », ce qui impose des buses avec au minimum 75 % de réduction de dérive.

2. Buses différentes montées en alternance tous les 25 cm (calibres ou modèles différents sur un même porte-buse sur deux). La réglementation (Arrêté Royal du 22/03/2026, critère L1) exige un jeu de buses homogène sur toute la rampe. Un montage alterné équivaut alors à deux jeux de buses homogènes seulement tous les 50 cm — ce qui reclasse à nouveau l'appareil en « pulvérisateur classique » avec obligation de 75 % minimum de réduction de dérive.

Exemple concret : un montage alterné de buses de calibre 03 (bleue, 50 % de réduction de dérive selon la liste des buses anti-dérive reconnues en Belgique) et 02 (jaune, absente de la liste) entraîne le refus, car l'ensemble ne répond pas au seuil de 75 % exigé pour un « pulvérisateur classique ». De plus, pulvériser simultanément avec ces deux buses différentes crée une hétérogénéité transversale, elle-même interdite (point L1).

À retenir : pour bénéficier du régime « rampe basse » à 75 % (ou 90 % selon la buse), tous les porte-buses, donc chaque intervalle de 25 cm, doivent être équipés de buses strictement identiques. Tout autre montage — même recommandé par le constructeur — entraîne un refus au contrôle.

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